Collection: Caroline Boileau

Caroline Boileau est une artiste multidisciplinaire, commissaire d'exposition indépendante et enseignante établie à Montréal. Son travail s'inscrit dans une perspective féministe, avec un intérêt particulier pour la santé – intime, publique, sociale et politique. Ses œuvres hybrides se développent à travers une pratique multidisciplinaire qui englobe l'installation, le dessin, la vidéo et la performance.

Depuis le milieu des années 1990, elle a participé à de nombreuses résidences d’artistes et son travail a été présenté dans des expositions individuelles et collectives au Canada et à l’étranger. Elle a été artiste en résidence Michele Larose – William Osler à la Bibliothèque Osler d’histoire de la médecine de l’Université McGill (2018-2019) et artiste en résidence à la Chaire McConnell – Université de Montréal en recherche-création sur la réappropriation de la maternité : libérer la parole des femmes (2020-2024).

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Caroline Boileau est une artiste multidisciplinaire, commissaire d'exposition indépendante et enseignante établie à Montréal. Travaillant dans une perspective féministe et s'intéressant particulièrement à la santé – intime, publique, sociale et politique –, elle crée des œuvres hybrides développées grâce à une pratique multidisciplinaire qui englobe l'installation, le dessin, la vidéo et la performance.

Le corps hybride et ses multiples représentations – notamment le corps féminin – sont des thèmes récurrents dans ses recherches, qui puisent dans l’histoire de l’art, l’histoire de la médecine et des sciences, ainsi que dans l’actualité. À travers un dialogue avec les lieux, les collections et les objets, les communautés et les individus, son travail vise à révéler des cohabitations improbables en proposant une transformation poétique et politique de l’espace partagé.

Dans sa pratique du dessin, elle utilise principalement l'aquarelle, enrichie de graphite, d'encre et d'éléments de collage tirés d'anciens ouvrages littéraires et médicaux. Elle associe l'aquarelle à la performance, où chaque geste sur le papier est irréversible et où l'eau colorée se comporte rarement comme prévu. Elle travaille avec ce qui émerge, à la frontière entre accident et intention, laissant apparaître des formes hybrides où la vie semble bouillonner sous la surface.

Boileau s’efforce de traduire les sensations physiques – souvent invisibles et inexprimables – en les superposant à d’autres représentations du corps, ainsi qu’à des caractéristiques animales, végétales et minérales. Ces systèmes complexes naviguent entre l’intérieur et l’extérieur du corps, entre les états physiques et psychologiques, entre l’imaginaire et le révélé. Par la recherche, les rencontres avec les gens, les livres et les lieux, elle se réapproprie les formes et les images pour les transformer et les réparer, proposant ainsi de nouvelles mues.

Le papier, à la fois comme support et comme matériau, et le dessin, comme pratique fondamentale, sont au cœur des projets qu'elle développe à travers la sculpture, l'installation, la performance et la vidéo.

Les notions de dialogue, de métamorphose et d’« apparitions » (un terme emprunté à Georges Didi-Huberman) sont au cœur de sa démarche artistique et de sa réflexion sur les multiples facettes de la pratique. Pour Boileau, la possibilité de la métamorphose est à la fois un outil féministe et une force motrice. Elle cherche à transformer sa manière d’aborder le travail, la collaboration et le soutien mutuel. Sa pratique est une forme de soin du vivant.